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mercredi 21 avril 2010

SQL Server 2008 R2 passe en RTM

La nouvelle est tombée ce soir, SQL Server 2008 R2 est officiellement passé en RTM (Released To Manufacturing) aujourd'hui. Vous trouverez le communiqué de presse à l'adresse suivante.

http://www.microsoft.com/Presspass/press/2010/apr10/SQL08RTMPR.mspx

http://www.microsoft.com/presspass/presskits/sqlserver/

mercredi 7 avril 2010

Nouvelle version de la CTP3 de PowerPivot avec date d'expiration plus longue

Comme vous l'avez peut être remarqué, la CTP3 de PowerPivot sortie en novembre dernier a expiré depuis le 1er avril dernier (et non ce n'est pas un poisson). Ainsi, lorsque vous souhaitez utiliser le logiciel, le message d'erreur suivant apparaît:



Cela tombait assez mal, PowerPivot commençant à être utilisé par des clients dans le cadre de différents programmes beta. On se voyait déjà attendre la version RTM prévue d'ici la fin du mois...Mais heureuse nouvelle aujourd'hui, une version de la CTP3 avec une date d'expiration plus longue vient d'être mise à disposition par les équipes du produit sur le site officiel:

http://www.powerpivot.com/download.aspx

Voila donc de quoi patienter en attendant la version finale!

Ps: Petite précision, si vous ne souhaitez pas télécharger la nouvelle version, une petite astuce consiste à changer la date de votre machine à avant le 1er Avril 2010.

vendredi 26 mars 2010

Tutoriel PowerPivot: 2ème partie publiée

Après une première partie consacrée à la création d'un modèle de données avec Powerpivot, le blog EchoPilote a publié cette semaine la deuxième partie d'un tutoriel en français sur le nouvel outil BI Microsoft.

Cette deuxième et dernière partie aborde la création de tableaux de bords et notamment l'utilisation des slicers. Vous découvrirez comment relier un même slicer à plusieurs tableaux ou graphiques de votre rapport. Vous verrez également comment répéter ce slicer sur différents onglets tout en gardant sa synchronisation avec les onglets précédents.

Bonne lecture!

dimanche 14 mars 2010

PowerPivot & Analysis Services: Compléments ou concurrents?

Au cours des Techdays, j'ai eu l'occasion de réaliser toute une série de démonstrations de l'outil PowerPivot, que ce soit en session ou sur le stand Bios Consulting. Une question est revenue fréquemment: "Mais alors, avec Power Pivot, Analysis Services ne sert plus à rien?". Ce fut également l'objet d'un petit débat avec d'autres confrères spécialistes de la BI MS qui se reconnaîtront.

La réponse est la numéro 1, ce sont des compléments: PowerPivot et Analysis Services répondent tous les deux à des besoins complémentaires.

Il y a d'un côté la BI d'entreprise, qui est mise en place traditionnellement par les services informatiques (IT) et qui est généralement constituée d'un datawarehouse, d'éventuels datamarts, de cubes et de rapports pour présenter les données aux utilisateurs. Celle-ci permet d'avoir une vision unique de la vérité au sein d'une entreprise. Ça évite ainsi d'avoir 10 rapports différents à la réunion du lundi matin présentant chacun un chiffre d'affaires différent. Cette BI d'entreprise, qui utilise généralement Analysis Services en environnement Microsoft, est nécessaire dès lors qu'une entreprise dépasse une certaine taille critique.

En parallèle de cette BI d'entreprise, des utilisateurs fonctionnels peuvent avoir des besoins ponctuels qui nécessitent des données non encore présentes dans le datawarehouse ou les cubes de l'entreprise. La personne va alors chercher à créer son propre reporting en enrichissant les données internes avec d'autres sources (fichiers plats, bases, flux RSS, copier/coller). On parle alors de BI personnelle, en contraste avec la BI d'entreprise décrite précédemment. C'est le besoin auquel répond PowerPivot.

Au-delà de ces aspects théoriques, les capacités des produits sont également différentes. PowerPivot permet de gérer des millions de lignes provenant de sources multiples. C'est un grand progrès pour l'analyse embarquée dans Excel. Cependant, on peut aller bien plus loin avec Analysis Services. On peut gérer des milliards d'enregistrement en jouant avec les partitions. En termes de sécurité, là où PowerPivot permet seulement de sécuriser l'accès aux rapports via Sharepoint, Analysis Services permet de gérer une sécurité des données allant à la cellule.

Donc sur le plan technologique, Analysis Services permet d'aller bien plus loin qu'avec PowerPivot, au moins dans cette première version. Mais au-delà, la théorie nous montre bien que les besoins auxquels répondent les deux outils sont non pas concurrents mais complémentaires. Ne brûlez donc pas tout de suite vos livres de MDX...ils ont encore de bons jours devant eux.

Pendant la rédaction de ce billet, un article intéressant a été publié sur le blog de l'équipe produit PowerPivot. Celui ci introduit un 3ème type de BI, la BI d'équipe, qui est l'intermédiaire entre la BI d'entreprise et la BI personnelle. Celle ci est adressée par l'add-in PowerPivot pour Sharepoint. Vous pouvez lire le billet ICI.

vendredi 12 mars 2010

Techdays 2010: Webcasts disponibles

Les webcatsts des sessions techdays sont disponibles sur le site de l'évènement.
Retrouvez la session que j'ai animé sur PowerPivot à l'adresse suivante: ICI

lundi 8 mars 2010

Tutoriel PowerPivot en français



L'Echo Pilote, blog tenu par les équipes Microsoft France, vient de publier un tutoriel en français sur PowerPivot. Ayant participé à son élaboration, je ne peux que vous encourager à le consulter :) Il sera publié en 2 parties:


  1. Conception du modèle de données

  2. Création de la partie graphique (tableau de bord)

Dans cette première partie, vous apprendrez à intégrer des données provenant de sources de données hétérogènes (Access, Excel, Txt); créer des relations entre ces données et enfin à enrichir modèle avec des colonnes calculées.

Dans la deuxième partie, vous découvrirez comment créer des tableaux croisés dynamiques, les enrichir avec des mesures calculées (YTD par exemple), créer des graphes, filtrer les données, manipuler les slicers etc.


Retrouvez le tutoriel ici.


Bonne lecture!

dimanche 31 janvier 2010

Techdays 2010





L'évènement Microsoft de l'année aura lieu les 8, 9 et 10 février prochains au palais des congrès à Paris. Cet évènement est gratuit, pensez juste à vous inscrire sur le site officiel et à créer votre parcours parmi l'ensemble des sessions proposées.

Je serai présent à cet évènement. Tout d'abord au stand Bios Consulting dans le village SQL Server. N'hésitez pas à passer.

J'animerai également une session le lundi 8 février de 13h à 14h consacrée à PowerPivot.
En 1h, les principaux aspects du produit seront passés en revu; du chargement des données au déploiement dans Sharepoint. Pensez à ajouter la session à votre agenda!


Présentation officielle de la session (parcours BI):

"Découverte de Microsoft PowerPivot"

Cette session vous propose un tour d'horizon du nouvel outil BI en mémoire de Microsoft dont tout le monde parle : Microsoft PowerPivot. Construisez des analyses et tableaux de bord sophistiqués en un temps record tout en manipulant de gros volumes de données rapidement y compris en mode déconnecté.. Cette session illustre Microsoft PowerPivot par l'exemple : création d'une application PowerPivot de A à Z, de la création du modèle et de ses calculs métier, de l'analyse dans Excel jusqu'à la diffusion en mode Web via Sharepoint et la supervision et la maintenance des applications BI créées.

jeudi 19 novembre 2009

CTP3 de PowerPivot for Excel 2010 disponible

La CTP3 de PowerPivot for Excel 2010 est disponible à l'adresse suivante.
Bien qu'annoncée hier, il semble que le fichier ait été disponible depuis quelque temps (voir date de parution du fichier).
Bons tests!

lundi 16 novembre 2009

L'Echo Pilote: Nouveau Blog BI MS en Français

Découvrez un nouveau blog consacré à la BI Microsoft et écrit en français: L'Echo Pilote.
Lancé par les équipes Microsoft France, ses objectifs sont les suivants:

  1. Démystifier ce qu’est le décisionnel
  2. Partager des conseils d’utilisation
  3. Créer une zone d’échange
  4. Fournir gratuitement des accélérateurs prêts à l’emploi

URL: http://blogs.technet.com/echopilote/

dimanche 15 novembre 2009

PowerPivot: Point de vue Fonctionnel

Introduction


Depuis plusieurs années déjà, Excel possède une fonctionnalité permettant de créer des tableaux croisés dynamiques (PivotTables). Qu'ils soient fondés sur un cube de données, une base de données relationnelle ou même un onglet du fichier Excel, ces tableaux croisés dynamiques vont permettre d'analyser des données de façon agrégée (Somme, Moyenne, Nombre de lignes...) et de ventiler ces résultats par un ou plusieurs champs.


Exemple de PivotTable classique dans Excel:




Bien que très utile, cette fonctionnalité peut présenter un certain nombre de limitations:
  • Par exemple vous ne pourrez pas faire de tableaux croisés regroupant les données de différentes sources ni même de plusieurs tableaux d'un même document Excel
  • Si les données proviennent d'une base de données relationnelle et si la volumétrie est importante alors vous aurez des temps de réponse assez longs. C'est la raison pour laquelle on construit des cubes de données (OLAP) qui permettent de regrouper des données hétérogènes et de les restituer dans des temps de réponse très courts grâce à un système de pré-calcul des agrégations. Cependant, la construction de ces cubes est un projet à part entière qui nécessite une modélisation et des connaissances techniques, et il arrive que certains éléments dont vous pouvez avoir besoin tout de suite pour vos analyses ne soient pas encore présents dans ces cubes de données.
C'est là qu'intervient "PowerPivot", connu précédemment sous son nom de code projet: "Gemini".



Le produit


PowerPivot est un add-in gratuit d'Excel 2010 qui permet donc de dépasser les limites des PivotTables classiques. Grâce à un système d'analyse en mémoire (In-Memory), de grandes quantités de données vont pouvoir être manipulées avec des temps de réponse très courts. Là où avec un PivotTable classique vous manipuliez des milliers de lignes, avec PowerPivot ce seront des millions. L'autre atout de cet add-in est de pouvoir aller chercher des données dans des sources diverses et les croiser.

Onglet PowerPivot dans Excel 2010:



L'utilisation de ce composant peut se résumer en 2 grandes étapes:
  1. Chargement des données
  2. Création des tableaux croisés (ou graphes)


Chargement des données


Les types de sources de données disponibles sont assez variés:

  • Fichier plat
  • Base relationnelle
  • Base multidimentionnelle (Cube OLAP)
  • Flux RSS
  • Rapport Reporting Services (SSRS)
  • Toute donnée pouvant être copiée, d'une page web par exemple (Crtl C , Crtl V)

Les données pouvant donc venir de différentes sources, un éditeur de "relations" permet de les lier entre elles.

Environnement de chargement de données de PowerPivot:

Le grand avantage de l'outil par rapport à ses concurrents est sa simplicité. Il est en effet possible de l'utiliser sans connaissances techniques particulières. Aucun script ou code n'est présenté au créateur du rapport.

Il est cependant possible d'aller plus loin si on le souhaite en créant de nouveaux champs calculés au sein de la structure de données. On utilise pour cela un langage baptisé DAX (Data Analysis Expression) qui a une structure assez proche des fonctions Excel, enrichie de fonctions spécifiques à un environnement multidimensionnel.

Les données récupérées seront stockées en mémoire, puis dans le fichier Excel au moment de la sauvegarde de celui ci (compressées). Cela permet entre autre de pouvoir travailler en mode déconnecté à partir du moment où les données sont chargées.


Création des tableaux croisés et des graphes

Une fois les données chargées, reste à créer les tableaux croisés et les graphes qui serviront à l'analyse des données. Le tout sera appelé un tableau de bord. L'interface de création est similaire à celle des PivotTables classiques.


Vous pourrez également profiter des Slicers, nouvel élément d'Excel 2010 qui permet d'afficher la liste des membres d'un champ et d'appliquer des filtres sur les rapports suivant les sélections effectuées. L'atout de ces slicers est qu'il sont liés les uns aux autres.

Exemple de tableau de bord PowerPivot avec Slicers:



Partage des fichiers PowerPivot

Après avoir chargé les données et créé les tableaux croisés et les graphes, il est possible de partager le fichier avec d'autres utilisateurs. Cela peut se faire via le portail d'entreprise "Sharepoint 2010". L'avantage est que cet environnement est sécurisé et peut être administré par le service informatique de l'entreprise.


L'autre avantage est que du coup, seule la personne développant les rapports doit avoir Excel 2010 d'installé sur son poste, les autres personnes consultant ce fichier via Sharepoint et le service en ligne d'Excel (Excel Services).

Liste des fichiers PowerPivot déployés dans Sharepoint 2010:



Conclusion

PowerPivot permet donc d'aller plus loin qu'avec les PivotTables classiques d'Excel. Pouvant gérer de gros volumes de données avec des temps de réponse très courts et peu de connaissances techniques, il permettra aux personnes fonctionnelles qui le souhaitent, d'être en avance de phase par rapport à l'IT en créant des tableaux de bord personnalisés intégrant des données pas encore mises à disposition par la DSI.

Exemple de tableau de bord PowerPivot dans un de mes billets précédents


A suivre, le point de vue IT du produit...

PowerPivot Fonctionnels / IT



A quelques jours de la sortie de la CTP3 de PowerPivot (livrée séparément de la CTP SQL Server 2008 R2), j'ai pensé qu'il serait intéressant d'écrire deux articles présentant le produit et les besoins auxquels il répond:
  • Un qui décrit le produit d'un point de vue fonctionnel, comment une personne "non technique" va utiliser le produit et dans quel cas.

  • Un deuxième article plus orienté IT qui précisera comment une personne "technique" pourra profiter de l'outil et en assurer l'administration et quel est son positionnement face à Analysis Services.

Je reçois beaucoup de questions sur le produit et j'espère que ces articles permettront d'y répondre.

Bonne lecture.

lundi 9 novembre 2009

Présentation de PowerPivot au GUSS

J'ai eu l'occasion de présenter PowerPivot (à l'époque appelé projet Gemini) lors de la dernière session du GUSS (Groupe des Utilisateurs francophones de Microsoft SQL Server). Ce fut notamment l'occasion de faire la démonstration de l'application "Analyse des vols au départ de l'aéroport Roissy Charles de Gaulle" que j'avais présenté dans un billet début septembre.

Je remercie Lionel Billon (Chef de produit SQL Server en France) et Christian Robert (MVP SQL Server) de m'avoir invité à leur session.

Le ppt de la présentation a été mis en ligne sur le site du groupe, n'hésitez pas à le consulter.

lundi 19 octobre 2009

"Gemini" devient "PowerPivot"



La nouvelle est tombée aujourd'hui à la Sharepoint Conference à Las Vegas: Le projet Gemini sortira donc officiellement sous le nom "Microsoft SQL Server PowerPivot for Excel 2010".

Un site web est dores et déjà disponible: http://www.powerpivot.com/
Vous y trouverez une vidéo de présentation du produit ainsi qu'un formulaire pour être averti de la sortie de la CTP3 du produit.

Il semblerait que le service permettant de partager les applications via Sharepoint portera le nom "PowerPivot for Sharepoint 2010"... à confirmer. C'est ce dernier service qui utilisera la nouvelle version de SQL Server 2008 R2.

mardi 29 septembre 2009

Gemini: Un rapport SSRS comme source de données

Une fonctionnalité dont je n'ai pas parlé dans mes précédents billets mais qui est une originalité de Gemini: la possibilité d'utiliser un rapport SSRS comme source de données.

Gemini étant destiné en premier lieu aux utilisateurs fonctionnels, ceux ci n'ont pas forcément un accès aux bases de données. Un moyen simple d'obtenir des données fiables peut donc être de se fonder sur un rapport Reporting Services déjà existant (graphes, tableaux ou matrices).

Cette fonctionnalité est présentée dans le dernier article du blog de l'équipe Gemini (en anglais)

Également une vidéo (en anglais) publiée par Donald Farmer (Equipe Gemini) permet d'en voir une démonstration.

mercredi 2 septembre 2009

Exemple d'application Gemini

Après avoir décrit certaines fonctionnalités de Gemini dans mon dernier billet, je vous propose de découvrir à quoi pourront ressembler des applications construites avec ce nouvel outil Microsoft.

En cette période de retour de vacances, j'ai choisi le thème des voyages avec une analyse des vols au départ de l'aéroport Roissy Charles de Gaule (CDG). J'ai récolté des données sur le site FilghtStats sur une journée complète qui ont constituées ma table de faits (Numéro du vol, heure prévue de décollage, heure réelle de décollage, code de l'aéroport de destination etc.). Afin d'avoir des analyses un peu plus complètes, j'ai intégré la liste des aéroports mondiaux avec leur code, ville, pays; des données sur les numéros de vols et leur compagnies aériennes et enfin des données météorologiques (METAR) de l'aéroport Charles de Gaule ce même jour.

L'intégration dans Gemini a été assez simple. J'ai tout simplement copié les données dans les tables Gemini. J'ai donc eu 4 onglets (tables): Airline, Airport, Fact, Metar (Météo).

L'étape suivante à consistée à faire le lien entre ces tables. Par exemple, lier le code de l'aéroport de destination dans la table des faits au code dans ma table Airport. Cette création des clés a permis de détecter des doublons dans mes tables dimensions et ainsi de le nettoyer.

J'ai ensuite créé quelques colonnes calculées notamment pour avoir les retards (en minute), le nombre total de vols de la journée ou encore convertir la température de Fahrenheit à Celcius.

Fenêtre d'intégration des données de Gemini:


Une fois les données intégrées, on ferme la fenêtre d'intégration des données et on revient au fichier Excel classique, ce qui constituera in fine le rapport.

On profite de l'intégration dans Excel en créant librement des onglets. Cela dit, je vous conseille d'en maîtrise le nombre si vous ne voulez pas vous y perdre, ou si vous souhaitez que quelqu'un puisse facilement reprendre le fichier après vous.


J'ai donc créé un premier onglet de présentation de l'application, qui n'est pas lié aux données mais qui a pour but d'accueillir l'utilisateur du rapport.


Onglet "Welcome":


J'ai ensuite créé 3 autres onglets, chacun correspondant à un type d'analyse: "By Destination", "By Airline" et "By Hour". Afin de rendre l'expérience utilisateur encore plus interactive, j'ai ajouté des Slicers (nouveauté Excel 2010) qui permettent de filtrer les données en un simple click et de façon très visuelle. La particularité de ces slicers est qu'ils peuvent être liés avec un ou plusieurs éléments du fichier. Ainsi, si l'utilisateur sélectionne une compagnie ou une heure dans un onglet, ce choix sera propagé automatiquement sur les onglets suivants.


Onglet "By Destination":


Onglet "By Airline":


Onglet "By Hour":


Une fois le document créé, il est sauvegardé comme un fichier Excel 2010 classique, avec une extension .xlsx.
Il est possible ensuite de soit envoyer ce fichier à un autre utilisateur, soit le partager de façon plus globale au sein de l'entreprise via un portail Sharepoint 2010. Je n'ai pas encore pu tester cette intégration mais elle s'annonce des plus prometteuses d'après les premières informations qui commencent à émerger.

Exemple d'intégration de Gemini dans Sharepoint 2010:
Source: Blog de l'équipe Gemini

C'était donc une première ébauche d'application Gemini. Bien qu'en version bêta, l'outil présente déjà des fonctionnalités assez intéressantes. facile d'utilisation, il sera intéressant d'en voir l'adoption par les utilisateurs à sa sortie l'année prochaine.

jeudi 20 août 2009

Gemini Vs QlikView

La rentrée s'annonce plutôt intéressante compte tenu des différentes CTP sorties ces derniers jours. Entre autre, SQL Server 2008 R2 dont le très attendu Gemini, Office 2010, SharePoint 2010. Bref, de longues heures de beta testing en perspective.

Parmi ces nouveautés, on trouve donc une première version CTP du projet Gemini. Présenté pour la première fois à la Microsoft BI Conference en octobre dernier, ce nouvel outil fait parti de la 3ème génération Business Intelligence .

Gemini est un add-in Excel principalement destiné aux utilisateurs fonctionnels et permettant d'analyser de grands volumes de données. A la différence d'un cube, les données sont traitées en mémoire (in-memory), ce qui grâce à un système de compression par colonne, propose de très bons temps de réponse.

Microsoft vient donc concurrencer QlikTech et son produit phare: QlikView.
Ayant pas mal travaillé sur QlikView ces derniers temps, je vous propose de commencer un comparatif entre les deux produits, tout en gardant en tête que Gemini reste en version beta.

Général

De façon générale, le principal avantage de Gemini est son intégration dans Excel. C'est un outil connu de tous ou presque et qui ne nécessite donc pas de formation particulière. Inconvénient, Gemini ne fonctionne pour le moment qu'avec Office 2010.


Onglet Gemini dans Excel 2010:



QlikView est quant à lui un outil client spécifique, indépendant, et nécessite un temps d'adaptation et de formation (comme pour tout nouvel outil).

Application QlikView:


Manipulation des données

Même si ces deux outils permettent de charger et manipuler des données, il ne peuvent en aucun cas se substituer à de vrais ETL. Les données utilisées sont censées avoir déjà été "nettoyées", le plus souvent issues d'un datawarehouse ou datamart.

Des deux outils, c'est Gemini qui semble le plus user-friendly. En effet, aucun script technique n'est présenté à l'utilisateur pour le chargement des données. Même si dans le cas de QlikView ce script peut être rempli automatiquement via des assistants de configuration, un utilisateur réticent à la technique peut être dérouté. Gemini est donc plus transparent…bon point pour un outil destiné à des personnes plutôt fonctionnelles.

Script de chargement QlikView:


Concernant les liaisons entre les tables, Gemini et QlikView ont deux approches assez différentes. QlikView crée ces liaisons par homonymies. Autrement dit, une liaison est crée dès que deux champs de deux tables différentes ont le même nom. Cette méthode a ses avantages et ses inconvénient. Avantage, pas de lien à spécifier manuellement ce qui peut faire gagner beaucoup de temps. Inconvénient, de mauvaises liaisons peuvent se créer, voir des liaisons circulaires si on est pas vigilent dans le nommage de ses colonnes…
Gemini a donc une approche différente. Si on utilise une base existante, les clés étrangères sont conservées. Il faudra cependant créer manuellement les liaisons manquantes, notamment avec les sources complémentaires utilisées.

Gestion des relations entre tables dans Gemini:


Elément appréciable dans Gemini, la possibilité de voir directement le résultat des colonnes calculées qu'on rajoute sans tout recharger. On détecte ainsi immédiatement les erreurs dans les formules saisies.

Cependant, un des manques de Gemini par rapport à QlikView (du moins dans cette version beta) est de pouvoir visualiser de manière graphique les tables et leurs liaisons. Dans QlikView, cela est réalisable grâce à la visionneuse de tables, un peu à la manière des diagrammes dans SQL Server.

Visionneuse de tables dans QlikView:


Création des objets graphiques

In fine, le but de ces deux outils est de fournir une visualisation des données sélectionnées dans la 1ère partie.
Globalement, tous deux répondent à la plupart des besoins. Les résultats sont plutôt esthétiques, attrayant pour le consommateur du rapport.

Gemini profite de son intégration dans Excel qui gère déjà un grand nombre de graphes dont voici une liste non exhaustive:


QlikView propose une gamme de graphe équivalente avec la particularité de proposer en plus des jauges et les blocs (Cf cartes de performance dans Proclarity). Certains autres éléments proposés par QlikView comme les glissières ou les tableaux statistiques mériteraient leur place dans Gemini.

Types de graphiques dans QlikView:


Gemini concurrence sérieusement QlikView dans le domaine de l'associativité. Grâce à l'utilisation des slicers, nouveauté des tableaux croisés Excel 2010, on peut sélectionner rapidement et simplement les données qui nous intéressent , ce qui a pour conséquence de mettre à jour le reste des zones de sélection, sans hiérarchies prédéfinies. Par exemple, en sélectionnant une année, la liste des mois disponibles est mise à jour ainsi que des monnaies présentes dans les tables de fait durant cette période.
Petite différence cependant, dans QlikView quand on sélectionne un élément, la sélection est globale sur l'ensembles de pages et des rapports du fichier. Sur Excel, la sélection ,n'est à première vue valable que sur le graphe ou tableau concerné. Je n'ai pas encore vu s'il est possible d'étendre la portée de la sélection…à suivre.
[edit: Après quelques tests supplémentaires, il est finalement possible d'étendre la portée de la sélection d'un slicer]

Exemple de rapport Gemini:



Publication

Une fois créés, les rapports Gemini et QlikView peuvent être diffusés afin de les partager avec d'autres utilisateurs. Le principe est le même, seules les plateformes diffèrent.
Les rapports Gemini sont diffusés via un serveur Sharepoint 2010 (du moins dans la version beta).
Les rapports QlikView sont diffusés via un serveur QlikView qui peuvent éventuellement par la suite être inclus dans un site Sharepoint via une Webpart.


Conclusion

Gemini vient donc concurrencer sérieusement QlikView. Destiné aux utilisateurs fonctionnels, il est assez simple d'utilisation et directement intégré dans Excel.

QlikView quant à lui garde une petite avance grâce à un choix d'objets graphiques un peu plus large et une personnalisation des scripts de chargement un peu plus forte. Mais ce dernier argument ne pèse peut être pas autant pour un utilisateur non technique qui recherche avant tout la simplicité.

N'oublions pas que Gemini reste une beta de version 1 ( Nb: QlikView est en version 9). Il reste donc surement des choses à découvrir avant la sortie de la version finale prévue pour le premier semestre 2010... To be continued...